590 milliards de dollars, c’est le montant global transféré par les émigrés en 2016, selon la Banque mondiale, dont 450 milliards de dollars vers les pays en développements. Les émigrés africains, renseigne Gabriel FAL, au nombre de 140 millions d’individus, ont transféré vers leur pays d’origine, chaque année, 55 milliards de dollars, le Nigéria absorbant le plus gros montant avec 21 milliards de dollars, soit plus de 38% des mouvements. Malgré leur volume important, ces transferts sont basés essentiellement sur la solidarité familiale et sur des objectifs individuels suivant une forme d’investissement ou d’épargne, en particulier dans l’immobilier.
Cette manne financière provenant des émigrés africains, estime Gabriel FAL, pourrait être mieux orientée vers le financement de “projets majeurs d’infrastructures publiques” au bénéfice des Etats d’origine desdits émigrés. Pour ce faire, le Président de CGF Bourse et de CGF Gestion préconise l’émission de “Diasporas bonds”, types “d’emprunts obligataires émis par un gouvernement et destinés à être souscrits par ses ressortissants d’origine résidant à l’étrangers”. Gabriel FAL explique, dans cette tribune, la structuration d’un “Diaspora bonds” avec les possibilités offertes aux Etats qui pourraient être intéressés par cette forme de levée de fonds, avec quelques exemples d’opérations bien réussies, d’autres ayant connu peu de succès.

…Lire l’article de Gabriel FAL dans Jeune Afrique N° 2984 du 18 au 24 mars 2018